Dans le cadre du parcours de formation à la Pédagogie entrepreneuriale développé en partenariat avec Step 2 you, Make it Happen et l’Atelier Pédagogique des Compétences, les ateliers animés par Learn to Be portent sur la posture et l’attitude de l’adulte. Voici un outil pratique afin d’auto-évaluer sa posture d’enseignant.

Comment soutenir et accompagner les jeunes en projet ?

L’Approche Neurocognitive et Comportementale est susceptible de nous apporter une partie de la réponse. Dans quel état d’esprit suis-je ? Quelle est mon attitude ? Ouverte et souple ? Confiante ? Curieuse ?

Un outil intéressant pour faire son autoévaluation est le modèle des “4 P”. Celui-ci est réalisé d’après les “3 P” d’Eric Berne, père de l’analyse transactionnelle, et des formations et les livres de Bruno Hourst qui ajoute un 4e P.

Au coeur du triangle, je pose l’objectif central : le projet entrepreneurial et le plaisir.

La protection, un élément fondamental

Pour construire un tel projet, la protection est à la base du socle parce qu’elle est fondamentale. Elle concerne la responsabilité de l’adulte de créer un climat de confiance dans le groupe classe et d’y développer la sécurité pour tous les élèves, par la définition d’un cadre clair et structurant et le respect de toutes les idées Il est important d’y être vigilant, afin de limiter les risques personnels et interpersonnels qui pourraient laisser des traces au niveau de la confiance en soi des élèves, mais aussi ralentir ou nuire au projet, voire même le rendre impossible. La question à se poser régulièrement serait : “Ce groupe ou cet élève a-t-il besoin de plus de protection pour fonctionner ?

La permission d’entreprendre

La permission est le deuxième pilier complémentaire à la stabilité du triangle. Pour permettre à un projet d’émerger, de s’enrichir et d’être mené à bien, il convient d’ouvrir un espace de croissance, d’y autoriser la liberté d’entreprendre et le droit à l’erreur. L’entrepreneuriat passe par l’expérience, le learning by doing, le réalisme qui s’acquiert par essai-erreur. C’est à l’adulte de donner des signes de reconnaissance et du débriefing nourrissant pour que chacun dans le projet y apporte sa contribution. Pour y réfléchir, je peux me demander : “Ai-je permis à chacun d’être lui-même, de s’exprimer et de tâtonner ? Ai-je donné un feedback qui permet de grandir ?

La puissance de chacun

Permettre l’émergence du potentiel de chacun est le sommet, le chemin d’une vie sans doute. Il s’agit de mettre chaque jeune dans sa puissance, pas la toute-puissance, mais sa capacité à mobiliser ses ressources, son intelligence, sa créativité,… au service du collectif. Pour cela, l’attitude adaptée de l’enseignant serait d’être un guide, un facilitateur, de fixer des objectifs clairs, d’inviter chacun à s’y mobiliser et à travailler ensemble au service de l’action efficace. “Comment amener chacun à donner son maximum pour construire ensemble un projet unique?”.

Le projet et le plaisir : deux clés indispensables

En conclusion, je reviens au coeur de la figure, mais aussi de la motivation : le projet et le plaisir de le réaliser ! La confiance en soi se construit sur nos réalisations. Et l’adulte est le modèle qui inspire ses élèves. Prendre du plaisir à voir émerger des projets, donner sa confiance, aimer les jeunes avec qui on travaille, soutenir l’action, voir le positif, rire et sourire… seront autant de ressources précieuses pour dynamiser le groupe et ses acteurs. La question est simple : “Est-ce que nous avons du plaisir à réaliser ce projet ensemble ?

 

 

Caroline Waucquez

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